Hum ... Vers une théologie de la solitude artificielle L’illusion de connexion et l’atrophie de la cognition sociale 1 700 milliards d’euros No comment
Bonjour à toutes et tous,
Davos parle encore de souveraineté pendant que la dépendance s’aggrave. L’Europe rêve d’IA vertueuse, la Silicon Valley assume sa radicalisation politique et nos sociétés cherchent de la compagnie dans des colliers connectés pendant que les machines commencent à discuter entre elles sans nous.
Ce numéro de Métamorphoses traverse ces lignes de fracture sans filtre : la comédie de la souveraineté numérique, l’idéologie brute de la tech américaine, la solitude artificielle transformée en produit, les agents IA qui s’organisent en réseaux autonomes et ces pollutions invisibles que l’on préfère payer plus tard, très cher, plutôt que remettre en cause maintenant.
Un même fil relie tout cela : la délégation. De notre puissance industrielle, de nos liens sociaux, de notre jugement, de notre santé, de notre futur, …
Pourquoi acceptons-nous si facilement de ne plus choisir ?
Bonne lecture.
Stéphane
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Huit ans après, Davos, même slogan, même décor avec des lunettes de soleil en plus. Emmanuel Macron relance la promesse de la souveraineté numérique pendant que les patrons de la tech rappellent (sans détour) qui contrôle réellement l’infrastructure numérique mondiale. Spoiler, toujours pas l’Europe.
Alors le Vieux Continent annonce la contre-attaque. Un réseau social européen, W, bardé de valeurs, sans bots, sans bulles et avec des données bien au chaud sous droit européen. Et, dans le même mouvement, le rêve d’un « DeepSeek européen » : une IA souveraine, open source, frugale, ingénieuse, censée combler le retard sans dépendre des géants américains devenus politiquement imprévisibles. L’intention est belle mais reste à savoir si les utilisateurs auront l’énergie de changer leurs habitudes pour la « sobriété démocratique »…
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