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La compétition sur le marché des robots humanoïdes dopés à l’IA s’accélère !
Les robots humanoïdes, ces machines conçues pour imiter l'apparence et les mouvements humains deviennent de plus en plus malin grâce à l’IA. Cette collaboration entre fabricants de robots et d’IA est au cœur d'une révolution technologique qui va certainement avoir des répercutions sociétales majeures.
Les avancées récentes dans le domaine des robots humanoïdes sont impressionnantes. Par exemple, le robot H1, développé par la société chinoise Unitree, est décrit comme le robot humanoïde le plus avancé à ce jour. Capable de marcher à une vitesse de 5,5 km/h et de réagir aux agressions extérieures pour adapter son comportement. Des entreprises comme Tesla et Boston Dynamics continuent de repousser les limites de ce que ces machines peuvent faire. Tesla avec son robot Optimus et Boston Dynamics avec sa nouvelle version d’Atlas, montrent des capacités de mouvement et d'interaction de plus en plus complexes.
Le développement des robots humanoïdes est plus que jamais étroitement lié aux progrès dans le domaine de l'IA. Des plateformes comme GR00T de Nvidia sont conçues pour servir de base aux fabricants de robots humanoïdes, permettant une intégration plus profonde et plus efficace de l'IA dans ces machines. La collaboration entre Figure et OpenAI est aussi un excellent exemple. Cette collaboration entre les fabricants de robots et les développeurs d'IA est cruciale pour améliorer la perception, la cognition et l'action des robots, les rendant capables de réaliser des tâches beaucoup plus complexes et de manière plus naturelle.
Crédit Made Visual
La compétition économique fait rage et va rapidement s’amplifier. Cette compétition se manifeste à plusieurs niveaux :
Innovation technologique : les fabricants de robots humanoïdes sont en compétition pour intégrer les dernières avancées en IA afin de rendre leurs robots plus autonomes, intelligents et capables d'effectuer des tâches complexes. Cela inclut l'amélioration de la perception sensorielle, de la cognition et de la motricité des robots. Dans ce domaine, les avancés vont être spectaculaire tout simplement du fait de la multiplicité des expériences qui vont permettre de disposer de données pour le renforcement des modèles d’IA.
Réduction des coûts : les entreprises cherchent à réduire les coûts de production et de maintenance des robots humanoïdes tout en augmentant leur fonctionnalité, ce qui peut leur donner un avantage concurrentiel sur le marché. Elon Musk de Tesla a prédit que le coût des robots humanoïdes pourrait bientôt être inférieur à celui des voitures. Seule un “cerveau” à la hauteur de la polyvalence attendue permettra de baisser fortement les coûts.
Collaboration et partenariats stratégiques : les fabricants de robots s'associent souvent avec des entreprises spécialisées en IA pour bénéficier de leur expertise et accélérer le développement de nouvelles fonctionnalités. Ces partenariats peuvent également inclure des collaborations avec des universités et des centres de recherche. Aucune entreprise ne peut pour l’instant tout faire seule même si Elon Musk y croit en voulant développer le robot Tesla avec sa propre IA.
Marché et demande : la demande croissante pour des solutions d'automatisation dans divers secteurs industriels pousse les fabricants à innover pour répondre aux besoins spécifiques des clients, comme l'amélioration de la sécurité au travail ou l'augmentation de la productivité. Avec la baisse des coûts, le marché des services et celui de l’usage domestique vont s’ouvrir progressivement.
Développement durable et responsabilité sociale : vaste sujet, évidemment, il y a l’enjeu de la fabrication, de l’énergie consommée et du recyclage du côté négatif de la balance. Côté positif, des contraintes et de l’optimisation nativement intégrée ont le potentiel de conduire à des usages plus vertueux. Reste à considérer l’impact sur l’emploi, le lien sociale et l’humanité (je vous invite à regarder le film “The Creator” de Gareth Edwards à ce sujet). Bien que l'automatisation puisse entraîner des pertes d'emplois dans certains domaines, elle peut également créer de nouvelles opportunités de travail, notamment dans la programmation, la maintenance et la gestion des robots humanoïdes mais à mon avis comme avec l’IA le principe de Schumpeter n’est plus d’actualité.
La compétition économique dans l'industrie des robots humanoïdes augmentés de l’IA est alimentée par la nécessité sociétale d'innover, de réduire les coûts, de former des partenariats stratégiques, de répondre à la demande du marché et de s'adapter aux changements rapides du marché. Les impacts sociétaux sont très nombreux pour le meilleur comme la qualité de vie et le pire comme les robots guerriers ou terroristes. Une approche volontariste équilibrée et éthique devrait se dessinait dès aujourd’hui : réglementations adaptatives et un dialogue ouvert entre les développeurs de technologies, les utilisateurs, les décideurs politiques et le grand public. En abordant ces défis de manière proactive, nous pouvons nous assurer que les robots humanoïdes contribuent positivement à notre société tout en respectant et en enrichissant la condition humaine.
Soyons acteurs de nos futurs !
Tiktok rémunère ses utilisateurs : perspectives et impacts
TikTok Lite, la version allégée de l'application phare de ByteDance qui récompense financièrement ses utilisateurs, attire l'attention de la Commission européenne. Lancée il y a deux semaines en France et en Espagne après le Japon et la Corée du Sud depuis plusieurs mois, cette application permet aux utilisateurs de monétiser leur temps passé en ligne. Les activités quotidiennes telles que liker des vidéos, suivre des comptes et se connecter régulièrement rapportent des points virtuels, convertibles ensuite en bons d'achat réels.
L’UE craint craint (à juste titre) que ce système stimule un comportement addictif. Le mercredi 17 avril, la Commission a demandé des précisions concernant les évaluations de risques que ByteDance aurait dû réaliser avant de lancer TikTok Lite dans l'Union européenne.
Intéressons-nous aux impacts. Le modèle de rémunération de TikTok ne change pas seulement la façon dont le contenu est valorisé, mais remet également en question l'existence même des médias traditionnels. Ce changement souligne une transformation pivot où seuls les acteurs à grande échelle peuvent concurrencer, condamnant potentiellement les entités plus petites ou traditionnelles à moins qu'elles n'évoluent de manière spectaculaire. Les médias dont le business model repose sur des news et de la publicité risquent d’avoir un avenir compliqué … Ce constat est le même pour le journalisme plus traditionnel avec une temporalité liée aux nouvelles générations. Le modèle de consommation rapide favorisé par des plateformes comme TikTok ou Youtube, qui récompense le contenu en fonction de l'engagement des spectateurs et du potentiel viral, contraste fortement avec l'approche des médias traditionnels qui valorise l'exactitude et la profondeur plutôt que la rapidité. Cette divergence pousse les médias traditionnels vers un avenir précaire où ils doivent soit s'adapter au modèle numérique rapide, soit risquer l'obsolescence. Réalisée avec Dall-e
TikTok et YouTube bénéficient de bases d'utilisateurs énormes et de l'infrastructure nécessaire pour soutenir une distribution de contenu à grande échelle. Ces plateformes peuvent mettre en œuvre des modèles de rémunération qui sont financièrement viables en raison de leur échelle, ce que les petites organisations médiatiques ne peuvent pas reproduire. Ce système va accélérer le transfert des revenus publicitaires autrefois dirigés vers les médias traditionnels ers ces plateformes. Cette monopolisation à venir menace la diversité du paysage médiatique en centralisant le contrôle sur la manière et le contenu consommés.
Les médias traditionnels ne sont plus seulement en concurrence entre eux et avec quelques acteurs. Ils le sont maintenant également des millions de créateurs de contenu individuels qui peuvent produire et distribuer à moindre coût. Dans cette nouvelle ère, les médias traditionnels doivent soit accélérer leurs stratégies numériques (intéressant que pour les gros ou pour certains très pointus), soit envisager de se transformer en plateformes de contenu elles-mêmes, hébergeant du contenu généré par les utilisateurs aux côtés de leurs offres standards. Cette nécessité de changement liée à une évolution de la compétition s’accompagne d’un profond changement d’usage générationnel dans la consommation de média.
Sans ajustements significatifs, les médias traditionnels risquent d'être relégués au second plan de la consommation numérique, remplacés par une nouvelle génération de créateurs de contenu et de méga plateformes qui dictent les termes de la production et de la consommation médiatiques.
Patrick Le Lay déclarait en 2004 :
« Il y a beaucoup de façons de parler de la télévision. Mais dans une perspective business, soyons réaliste : à la base, le métier de TF1, c'est d'aider Coca-Cola, par exemple, à vendre son produit. Or, pour qu'un message publicitaire soit perçu, il faut que le cerveau du téléspectateur soit disponible. Nos émissions ont pour vocation de le rendre disponible : c'est-à-dire de le divertir, de le détendre pour le préparer entre deux messages. Ce que nous vendons à Coca-Cola, c'est du temps de cerveau humain disponible.
Rien n'est plus difficile que d'obtenir cette disponibilité. C'est là que se trouve le changement permanent. Il faut chercher en permanence les programmes qui marchent, suivre les modes, surfer sur les tendances, dans un contexte où l'information s'accélère, se multiplie et se banalise.
La télévision, c'est une activité sans mémoire. Si l'on compare cette industrie à celle de l'automobile, par exemple, pour un constructeur d'autos, le processus de création est bien plus lent ; et si son véhicule est un succès il aura au moins le loisir de le savourer. Nous, nous n'en aurons même pas le temps !
Tout se joue chaque jour, sur les chiffres d'audience. Nous sommes le seul produit au monde où l'on « connaît » ses clients à la seconde, après un délai de 24 heures. »
Extrait tiré du livre Les dirigeants face au changement, Éditions du Huitième jour, 2004.
Sa franchise lui avait apporté bien des quolibets. Imaginons qu’il soit aujourd’hui à la tête de Tiktok, il aurait pu déclarer :
Il y a beaucoup de façons de parler
de la télévisiondes médias. Mais dans une perspective business, soyons réaliste : à la base, le métier deTF1Tiktok, c'est d'aider Coca-Cola, par exemple, à vendre son produit. Or, pour qu'un message publicitaire soit perçu, il faut que le cerveau du téléspectateur soit disponible.Nos émissions ontNotre proposition de valeur a pour vocation de le rendre disponible : c'est-à-dire de le divertir, de le détendre pour le préparer entre deuxmessagescontenus. Ce que nous vendons à Coca-Cola, c'est du temps de cerveau humain disponible.Rien n'est plus
difficilefacile que d'obtenir cette disponibilité. C'est là que se trouve le changement majeur. Il fautchercher en permanence les programmeslaisser à chacun la possibilité de créer laissant l’intérêt individuel guider leur consommation de contenu en fonction de ce qui marchent, suivre les modes, surfer sur les tendances, dans un contexte où l'information s'accélère, se multiplie et se banalise.
La télévisionTiktok, c'est une activité sans mémoire. …Tout se joue chaque
jourseconde,sur les chiffres d'audienceà partir du comportement de chacun.Nous sommes le seul produit au monde où l'on « connaît » ses clients à la seconde, après un délai de 24 heures.
Je suis très curieux de découvrir ce que décideront les médias traditionnels. A suivre …
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