Kessel

#59 Il vaut mieux s'occuper du changement avant qu'il s'occupe de vous !

Retours d’expérience de l’adoption de l’IA dans les entreprises / Notre cerveau : dernier bastion de notre intimité à protéger / La retouche photo par l'IA : entre fascination et inquiétude / Le statut de la Californie en tant que leader mondial de la technologie, menacé par un projet de loi / Kamala Harris et sa vision de l'IA

Métamorphoses
8 min ⋅ 27/08/2024

Retours d’expérience de l’adoption de l’IA dans les entreprises

A l’heure où les déceptions s’accumulent dans l’adoption de l’IA et surtout de l’IA générative par les entreprises, il est temps de partager certains enseignements tirés de mes collaborations en la matière. Ce partage vient d’une quarantaine de collaboration dans les douze derniers mois avec des entreprises de tous secteurs, anciennetés et tailles.

Le premier constat est que l’IA n’est souvent vue que comme un outil de productivité. Ce biais conduit à de nombreuses déceptions du fait du décalage entre les promesses des fournisseurs de solutions et la réalité opérationnelle. Dans cette voie, le point clé est l’étalon de comparaison entre IA et humain.

  • Si vous voulez faire des présentations de haut niveau, l’IA ne permettra pas de le faire. Elle peut en revanche contribuer de façon significative à vous aider dans l’organisation et le contenu.

  • JP Morgan a par exemple décider de générer les comptes-rendus des rendez-vous clients par ChatGPT car après de nombreux tests, la qualité de l’IA est équivalente au 70%ème. Cela veut dire que l’IA est meilleure que 70% des humains. Ce choix induit mécaniquement une amélioration de la qualité moyenne. Ils travaillent sur environ 400 cas d’usage additionnels.

  • Le président et chef de la direction de Walmart, Doug McMillon, a déclaré aux investisseurs lors de la conférence téléphonique sur les résultats du deuxième trimestre, le 15 août, que la société avait utilisé plusieurs grands modèles de langage pour créer ou améliorer plus de 850 millions de données dans son catalogue de produits. « Sans l’utilisation de l’IA générative, ce travail aurait nécessité près de 100 fois l’effectif actuel pour être réalisé dans le même laps de temps. »

Il en va de même dans tous les domaines métiers surtout avec la possibilité démocratisée de créer ses propres IA. Rappelons quand même que travailler à une meilleure productivité est à la portée de tous, il n’y a pas d’avantage concurrentiel à en tirer. L’enjeu est de travailler sans attendre à une intégration de l’IA dans les processus métier sans sur attente, sans perdre ses savoir-faire et sans oublier la vitesse des progrès.

Le second constat est que pour l’instant, peu d’entreprises utilisent l’IA pour créer des propositions de valeur inaccessibles sans. Ce chemin conduira évidemment à des déchets qui ne sont que de l’apprentissage pour l’étape d’après. Celles qui l’ont fait avec succès voient leurs offres considérablement augmentées. La compétitivité de demain passe obligatoirement par ce travail nécessitant une remise en cause salutaire.

Mon expérience m’a montré que l’adoption peut se faire de sept façons non exclusives :

  1.  Adoption par les outils : l'IA est utilisée comme un outil pour améliorer les tâches quotidiennes, souvent via des solutions prêtes à l'emploi. L'adoption est principalement technologique, et les outils d'IA sont intégrés aux processus existants sans transformation significative. C'est la plus classique et c'est celle que 90% des chefs d'entreprise imaginent.

  2. Adoption par la transformation des métiers : l'IA est intégrée à un niveau fonctionnel plus profond, transformant la façon dont certains métiers ou départements opèrent. Par exemple, le marketing peut adopter des outils d'IA pour le ciblage prédictif, ou les RH pour l’analyse des talents.

  3. Adoption par la transformation des processus d’affaires : l’IA est déployée pour transformer les processus d'affaires de bout en bout, impliquant une redéfinition de la chaîne de valeur. Par exemple, automatisation de la chaîne d’approvisionnement, personnalisation à grande échelle des offres, ou l’intégration d’IA dans les produits et services dont des nouveaux proposés aux clients.

  4. Adoption par la refonte du Business Model :  l’IA devient le pilier central du modèle d’affaires de l'entreprise en générant de nouvelles sources de revenus et pourquoi pas en redéfinissant l’activité principale. Par exemple, une entreprise de fabrication pourrait se transformer en fournisseur de services basés sur des données, ou une PME traditionnelle pourrait passer à un modèle SaaS (Software as a Service) piloté par l’IA.

  5. Adoption par l'innovation : investissement dans le développement ou la co-création de solutions IA propriétaires pour répondre à des besoins spécifiques et/ou pour obtenir un avantage concurrentiel unique. Cela peut impliquer des partenariats avec des startups IA, des centres de recherche ou le développement en interne.

  6. Adoption par un écosystème : les PME / ETI s’intègrent dans des écosystèmes plus larges où l’IA est un levier de collaboration et d’innovation. Cela peut inclure des partenariats avec des grandes entreprises, des consortiums, ou la participation à des plateformes ouvertes d’IA. C'est une piste à mon sens clé pour les PME et ETI dans le futur du fait des coûts élevés d’accès à ces technologies.

  7. Adoption par la transformation de la culture d’entreprise : l’entreprise adopte une approche holistique où l’IA n’est pas seulement une technologie, mais un moteur de transformation culturelle. Cela implique de la formation continue, un changement des mentalités, et une adaptation des modes de travail, ...

Au-delà du buzz, au-delà des promesses des fournisseurs de solution, une profonde r-évolution est en marche. Soyez acteurs sans concession sur vos valeurs, sans peur de vous perdre, sans peur de l’échec expérimental, réinventez votre proposition de valeur avec gourmandise sans compromettre votre futur par une dépendance totale.

“Il vaut mieux s’occuper du changement avant qu’il ne s’occupe de nous”.


Notre cerveau : dernier bastion de notre intimité à protéger → plaidoyer

La technologie s'immisce toujours plus profondément dans nos vies et ses progrès sont justes incroyables. La législation est très en retard du fait de cette accélération. Cet article est un plaidoyer pour une prévention à savoir la protection de nos neurones. Les neurotechnologies, qui permettent d'accéder, d'étudier et potentiellement de modifier l'activité cérébrale, portent des usages merveilleux mais sans encadrement adéquat, elles risquent de devenir une menace pour nos libertés les plus fondamentales. C'est pourquoi l'établissement de "neurodroits" s'impose comme une priorité absolue pour nos sociétés pour préserver l'intégrité de notre esprit.

Cette protection devrait garantir à minima :

  • Préserver l'intégrité mentale : le droit à l'intégrité mentale doit être consacré comme une extension naturelle du droit à la dignité humaine. Il est impératif d'interdire toute lecture, diffusion ou modification non consentie de nos états mentaux et données cérébrales. Notre cerveau est le sanctuaire de notre identité - le protéger, c'est préserver notre essence même.

  • Garantir la liberté cognitive : la liberté cognitive, dérivée de la liberté individuelle, doit être sanctuarisée. Elle implique le droit inaliénable de chacun à conserver le contrôle sur ses capacités mentales, sans ingérence extérieure. Les gouvernements et les entreprises ne doivent en aucun cas pouvoir manipuler nos processus cognitifs à notre insu.

  • Sécuriser notre vie privée mentale : nos données neuronales sont les plus intimes qui soient - elles révèlent le fonctionnement même de notre esprit. Leur protection doit être absolue, au-delà même des standards actuels de protection des données personnelles. Toute fuite ou utilisation abusive de ces informations pourrait entrainer des conséquences dévastatrices sur notre vie privée et notre autonomie.

Le Chili a ouvert la voie en inscrivant les neurodroits dans sa constitution. D'autres nations doivent suivre rapidement cet exemple pionnier et aller plus loin encore. Nous devons absolument :

  • Établir une charte internationale des neurodroits, ratifiée par tous les pays.

  • Créer des organismes de régulation spécialisés pour encadrer le développement et l'utilisation des neurotechnologies.

  • Imposer des protocoles de cybersécurité draconiens pour tous les dispositifs interagissant avec le cerveau.

  • Mettre en place des sanctions sévères pour toute violation de l'intégrité neuronale.

  • Et si, nous décidions d’augmenter artificiellement nos capacités cognitives alors le droit à un accès équitable aux technologies d'augmentation cognitive.

Et de façon très pratique :

  • Les lois sur la protection des données personnelles pourraient être élargies pour inclure une protection renforcée des données cérébrales.

  • Les lois sur le consentement médical pourraient être adaptées pour couvrir l'utilisation des neurotechnologies, y compris dans un cadre non médical.

  • Les lois sur la non-discrimination pourraient être étendues pour interdire la discrimination basée sur les données cérébrales.

L'heure n'est plus à la tergiversation. Chaque jour qui passe sans protection adéquate est un jour où notre liberté mentale est en danger. Citoyens, législateurs, scientifiques - nous devons tous nous mobiliser pour ériger un rempart juridique infranchissable autour de nos neurones. Protéger nos cerveaux, c'est protéger notre humanité. Ne laissons pas la technologie coloniser le dernier espace de liberté absolue qui nous reste. Agissons maintenant pour que les neurodroits deviennent une réalité, avant qu'il ne soit trop tard !


La retouche photo par l'IA : entre fascination et inquiétude

La "Retouche magique" du Pixel 9 permet de transformer radicalement une image en quelques clics. Les utilisateurs peuvent ajouter ou modifier des éléments non-humains dans leurs photos simplement en décrivant ce qu'ils souhaitent voir apparaître. Les résultats sont souvent saisissants de réalisme, l'IA parvenant à reproduire fidèlement l'éclairage, les ombres et la perspective de l'image originale.

Cette puissance de modification soulève son lot de légitimes inquiétudes. Des journalistes ont réussi à générer des scènes de catastrophes, d'accidents, voire des images potentiellement choquantes en quelques minutes seulement. La facilité d'utilisation et l'absence de filigrane ou d'avertissement clair sur les images modifiées amplifient les risques de désinformation et de manipulation.

Face à ces enjeux, Google a déjà mis en place certaines restrictions comme l'impossibilité d'ajouter ou de modifier des personnes dans les images et des limites sur la création de contenu potentiellement offensant ou problématique (qui décide ?). L'entreprise reconnaît que le système n'est pas parfait et s'engage à "Améliorer et affiner continuellement les mesures de protection".

Pour renforcer la sécurité et l'éthique d'utilisation, Google pourrait envisager :

  • L'ajout d'un filigrane ou d'un avertissement visible sur les images modifiées.

  • L'extension de son système SynthID pour marquer clairement les photos retouchées.

  • La mise en place de restrictions plus strictes sur certains types de modifications.

Cette technologie marque indéniablement une étape importante dans l'évolution de la retouche photo. Elle démocratise des capacités de modification jusqu'alors réservées aux professionnels. Je pense néanmoins que Google a ouvert la boite de Pandore. Certes, si cela n’avait pas été Google, cela aurait été un autre acteur. Dans un an, ces possibilités seront disponibles partout et bien meilleures. Elles viennent compléter les possibilités en phase de progrès exponentielle des IA génératives de vidéos.

Nous avions le sentiment de vivre déjà dans le monde du fake … et bien non, nous vivons sa préhistoire.

A suivre …


Le statut de la Californie en tant que leader mondial de la technologie, menacé par un projet de loi.

La Californie, berceau de l'innovation technologique et terre promise des géants de la technologie, se trouve aujourd'hui à la croisée des chemins. Le projet de loi SB 1047, animé par de nobles intentions, risque de porter un coup fatal à la suprématie technologique de l'État doré. Avec ses impacts sur la sécurité et la régulation, ce texte menace selon ses pourfendeurs d'étouffer l'esprit d'innovation qui a fait la renommée de la Californie selon les acteurs de l’intelligence artificielle.

Par exemple, OpenAI, fer de lance de l'IA avec son fameux ChatGPT, met en garde contre un exode massif des talents et des entreprises. Jason Kwon, directeur de la stratégie chez OpenAI, a résumé ces préoccupations en déclarant au magazine The Verge : « Le SB 1047 menacerait la croissance, ralentirait le rythme de l'innovation, et pousserait les ingénieurs et entrepreneurs californiens de premier plan à quitter l'État en quête de meilleures opportunités ailleurs. »

Concrètement, le SB 1047 propose l'introduction de plusieurs mesures pour encadrer les grands modèles d'IA, parmi lesquelles :

  • Tests de pré-déploiement : obligation de réaliser des tests rigoureux avant de déployer les modèles d'IA, afin de garantir leur sécurité et leur fiabilité.

  • Protection des lanceurs d'alerte : des protections pour les employés des laboratoires d'IA qui signaleraient des pratiques douteuses ou des problèmes de sécurité pour plus de transparence.

  • Pouvoir d'action pour le procureur général : le procureur général de Californie peut poursuivre en justice les entreprises dont les modèles d'IA causent des dommages conduisant ainsi à une responsabilisation.

  • Création de CalCompute : une infrastructure publique de calcul dans le cloud destinée à soutenir une R&D en IA plus ouverte.

Pour le commun de mortels et pour tous ceux qui sont attachés au développement de l’IA au service de toutes et tous, ce projet de loi semble une bonne initiative.

Que disent les entreprises concernées ?

Cela n’est pas le cas des géants de l'IA qui se sont rapidement opposés au SB 1047. Ils ont argué sans surprise que c’était une entrave à l’innovation et qu’à minima cela aller la rendre plus onéreuse et plus lente. Ils ajoutent surtout que de nombreuses entreprises pourraient déplacer leurs activités vers des États offrant un cadre réglementaire plus souple entrainant ainsi une fuite des talents de la Californie.

Ils pensent que la régulation de l'IA devrait être gérée au niveau fédéral plutôt qu'étatique pour disposer d’un cadre homogène et suffisamment puissant pour que les Etats Unis puissent établir des normes mondiales. La Chine, qui est selon eux leur principal rival dans la course à l'IA, ne s'embarrasse pas de telles considérations. Ils ajoutent qu’’il est temps pour les législateurs californiens de prendre du recul et de mesurer pleinement les conséquences de leurs actes. La prospérité future de l'État, son rayonnement international et sa capacité à attirer les meilleurs talents du monde entier sont en jeu. Le SB 1047, dans sa forme actuelle, risque de n'être qu'un remède pire que le mal. Il est encore temps de rectifier le tir et de préserver ce qui fait la grandeur de la Californie : son esprit pionnier et sa capacité à façonner le futur.

Quels enseignements ?

La guerre pour dominer l'avenir de l'IA a déjà commencé, et la croyance qui s'installe est claire : il faut choisir entre la Chine et les géants californiens. Cette narration simplifiée est extrêmement avantageuse pour ces géants de l'IA, qui se présentent comme les gardiens d'un futur que nous n'avons jamais réellement choisi. Dans ce scénario, toute législation visant à accroître la prudence et la transparence n'est perçue que comme un obstacle. La solution, selon eux, est simple : ils iront ailleurs, là où l'offre est la plus alléchante. Ce même discours est d'ailleurs utilisé pour d'autres secteurs essentiels à l'IA, comme l'énergie. Mais vous, nos enfants, nous tous, avons-nous choisi ce futur ? Est-ce un sujet de discussion pour les politiques ? Non, bien sûr que non.

En 2024, l'UNESCO a tenté une initiative intéressante pour instaurer une régulation internationale de l'IA. Sans surprise, elle a été rejetée. L'Union Européenne a de son côté lancé l'IA Act et le Digital Act, et d'autres États suivront. Une harmonisation au sein de grands blocs économiques permettrait de continuer à innover et créer sans être pénalisé. Ce chemin, qui devrait également prendre en compte les véritables coûts de l'IA, me semble être le seul à même de garantir un futur respectueux de chacun d'entre nous, de l'humanité et du vivant.

Malheureusement, ce n’est pas celui que nous empruntons …


Kamala Harris et sa vision de l'IA : entre opportunités et vigilance

La récente déclaration de Kamala Harris concernant l'IA marque un changement dans la position de la candidate démocrate à la présidence américaine sur cette technologie en pleine expansion. Sa vision, à la fois enthousiaste et prudente, reflète les enjeux complexes auxquels les États-Unis et le monde entier sont confrontés face à l'essor de l'IA.

Kamala Harris reconnaît le "potentiel d'améliorer la vie des gens et de s'attaquer à certains des plus grands défis de la société". Cette perspective optimiste témoigne de sa volonté de positionner les États-Unis à l'avant-garde de l'innovation technologique. Elle ne néglige pas pour autant les risques potentiels, soulignant que l'IA pourrait également "augmenter de manière très importante des dangers qui pèsent sur la sûreté et la sécurité, rogner sur les droits civiques et la vie privée, saper la confiance et la foi du public dans la démocratie". Cette approche équilibrée démontre une compréhension des enjeux de l'IA, allant au-delà des simples considérations économiques pour englober des préoccupations éthiques et sociétales. En cela, elle se différencie de Donald Trump.

L'un des aspects les plus marquants de sa position est son insistance sur la responsabilité du secteur privé. Elle a clairement exprimé que "le secteur privé a un devoir éthique, moral et légal de s'assurer de la sûreté et de la sécurité de ses produits". Cette déclaration est un signal fort envoyé aux géants de la technologie, les appelant à une autorégulation responsable. Il faut évidemment faire le lien avec l’article précédent sur l’initiative de loi SB 1047 de la Californie.

Elle n'exclut pas pour autant l'intervention gouvernementale. Elle soutient "de potentielles nouvelles régulations" et "une nouvelle législation". Elle veut créer un cadre réglementaire solide pour encadrer le développement et l'utilisation de l'IA, tout en laissant une marge de manœuvre à l'innovation, notamment via :

  • Des règles et politiques renforcées au niveau des agences fédérales

  • Une attention particulière à la sécurité

  • Des tests et divulgations obligatoires pour certains grands systèmes d'IA

  • Protection des droits civiques, de la vie privée et la lutte contre les biais algorithmiques dans les systèmes d'IA.

Sa position s'inscrit dans une vision plus large de l'économie américaine. Elle semble vouloir poursuivre une politique économique proche de celle du Président Biden, tout en y apportant sa touche personnelle. Sa vision progressiste, notamment sur des questions comme la santé et le climat, pourrait influencer son approche de l'IA, en mettant l'accent sur son potentiel à résoudre des problèmes sociétaux majeurs. Elle soutient une approche multilatérale, travaillant avec des partenaires internationaux pour établir des normes mondiales sur l'IA tout en maintenant le leadership américain dans ce secteur stratégique.

Alors que la course à la Maison Blanche s'intensifie, sa position sur l'IA pourrait bien devenir un élément clé de sa campagne en embrassant l’ensemble du spectre. Son rival, comme décrit la semaine dernière, se concentre sur la dimension purement économique sans régulation et la rivalité avec la Chine. L’IA symbolise bon nombre de leurs différences et le vainqueur donnera certainement le la du futur de l’humanité avec l’IA.


Et pour finir, une visualisation (Merci le Monde) de l’augmentation anormale de la température de la Méditerranée cet été. Ces températures extrêmes détruisent jour après jour l’écosystème. La Méditerranée n’est qu’un exemple car toutes les mers et océans subissent malheureusement la même chose.

A titre d’exemple, les stocks de poisson de la mer Baltique a chuté de 80% en 20 ans.


Bonnes métamorphoses et à la semaine prochaine.

Stéphane

Métamorphoses

Par Stéphane Amarsy

Stéphane est un entrepreneur visionnaire et un pionnier dans l'intersection de l'intelligence artificielle et de la transformation organisationnelle / sociétale. Fondateur de The Next Mind, il est guidé par une philosophie simple, mais percutante : "Mieux vaut s'occuper du changement avant qu'il ne s'occupe de vous !"

Sa trajectoire professionnelle, marquée par la création d'Inbox, devenue plus tard D-AIM en changeant complétement de business model, des levées de fonds, la fusion avec Splio, et l'élaboration du concept disruptif d'Individuation Marketing, sert de fondation solide à sa nouvelle entreprise. The Next Mind est le fruit de décennies d'expérience dans l'accompagnement de plus de 400 entreprises à travers plus de 30 pays dans leur transformation digitale / data / IA et organisationnelle.

Auteur du livre ​​"Mon Directeur Marketing sera un algorithme"​​, qui est une description de la société qu'il a projetée en 2017, auteurs de nombreuses tribunes, conférencier et intervenant dans plusieurs universités et écoles, il ne se contente pas de prêcher la transformation, il l'incarne. Chaque expérience proposée par Stéphane est inspirée entre autres par son vécu d'entrepreneur. Il pousse à affronter les réalités d'un monde en perpétuels changements. Stéphane est convaincu que la prise de conscience n'est que la première étape ; ce qui compte vraiment, c'est la capacité à agir et à s'adapter.

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